29 de juny 2011

Dens un article Le Monde deu 29.06.2011 la CRIIRAD que denoncia caréncias grèus

Source : Le Monde
L'article deu jornau Le Monde
Fukushima : la Criirad dénonce des "carences graves" dans la gestion
LEMONDE.FR avec AFP | 29.06.11 | 19h18 • Mis à jour le 29.06.11 | 19h54
La Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) a dénoncé,
mercredi, à Lyon, au retour d'une mission sur place "les carences graves" des autorités japonaises
dans la gestion de la catastrophe nucléaire de Fukushima le 11 mars.
"Comment la gestion peut-elle être aussi déplorable, vingt-cinq ans après Tchernobyl ?" s'est
interrogé lors d'une conférence de presse Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire et
membre de la Commission, qui a mené une campagne de mesures et de prélèvements au Japon
courant mai.
D'après lui, "la population n'a pas été évacuée sur un périmètre suffisant", il n'a pas été distribué de
pastilles d'iode rapidement "alors qu'il faut les ingérer trois heures avant l'exposition" et aucun plan
de distribution n'existe à ce jour en cas de nouveaux rejets massifs, enfin, on laisse les habitants
consommer des aliments contaminés, a-t-il assuré.
"ON FAIT AU JAPON CE QU'ON A FAIT À TCHERNOBYL"
"Bien au-delà de la zone interdite de 20 km autour de la centrale, il y a des doses de radioactivité
qui induisent des risques de cancer inacceptables", a-t-il poursuivi, et "on tolère sur place un taux
de risque de cancer vingt fois supérieur à celui communément admis".
"On constate sur le terrain que les autorités comme les industriels sont dépassés", a renchéri le
scientifique. Selon lui, il faudrait "évacuer ou décontaminer les terrains" sur un périmètre de
plusieurs dizaines de kilomètres autour de la centrale.
Roland Desbordes, président de l'organisation, s'inquiète lui "qu'on relève les taux" des radiations
admissibles après chaque accident : "Pour des raisons économiques, on fait a au Japon ce qu'on a
fait à Tchernobyl, on n'évacue pas" des populations "qui vivent dans des zones très contaminées" car
leur indemnisation coûterait trop cher.